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Les produits laitiers et la promotion de l’ostéoporose : mythe ou réalité ?

02.04.2021

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Je viens de terminer une formation sur la nutrition et les enfants. C’est une formation très intéressante. Surtout que ce qui m’intéressait dans cette formation, c’était l’alimentation et les enfants atteints d’autisme et ceux souffrant d’épilepsie. Extrêmement intéressant ! J’écrirais une série à ce sujet. Car croyez-moi, beaucoup de “AAaahh !!” et de “Ooohh !surprisedsurprised” sont apparus sur mon visage.

Bref, quoiqu’il en soit, ce qui m’a intrigué a été le sujet concernant les produits laitiers et le lait. Dans notre formation en diététique, nous apprenons qu’il est important de consommer des produits laitiers car ils sont riches en calcium et donc bon pour la consolidation de nos os.

D’ailleurs, les publicités faisant la promotion du lait sont nombreuses. Nous connaissons tous le slogan :”Les produits laitiers sont nos amis pour la vie”. Et, notre guide alimentaire, le PNNS 2018-2022 (Plan National Nutrition Santé) (1) (2), affirme que le lait fait partie intégrante de notre alimentation.

Mais d’un autre côté, il y a tous ces blogs sur la santé affirmant qu’il s’agit d’un produit toxique et que les produits laitiers sont mauvais pour nos os.

Qu’en est-il réellement ? Me basant sur la recherche scientifique, plongeons-nous en détail sur le sujet. Préparez-vous à une conduite cahoteuse.

1) Les produits laitiers et le lait

Le lait est un aliment fondamental pour nourrir les bébés, qu’ils soient de l’espèce humaine ou animale. Les produits laitiers sont produits à partir du lait de mammifères et comprennent des choses comme le fromage, la crème et le beurre. Outre le lait produit par les mères pour leurs bébés, la consommation humaine de produits laitiers provient principalement du lait de vaches, de buffles, de chèvres, de moutons, de yacks, de chevaux et de chameaux.

Alors que les produits laitiers se retrouvent régulièrement dans la cuisine européenne, du Moyen-Orient et de la cuisine indienne, la consommation de produits laitiers est un phénomène plus récent dans d’autres parties du monde.

2) Les recommandations en produits laitiers et en lait

Comme vous le savez probablement déjà, les directives alimentaires nationales recommandent de consommer du lait et des produits laitiers dans le cadre d’une alimentation bien équilibrée pour une santé optimale.

La raison principale est qu’il s’agit d’une source riche en nutriments : en protéines, en matières grasses, en calcium et en 17 micronutriments essentiels comme le phosphore, le calcium, la vitamine A, la vitamine D, etc… En France, les recommandations sont de 1 à 2 portions de lait et substituts par jour pour les adultes et de 3 à 4 portions pour les enfants (3). Une portion représente une tasse de lait entier ou de lait de soja, un yaourt nature, ou 50g de fromage environ.

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Une vaste revue de la littérature scientifique conclut que le respect, voire le dépassement, des recommandations de consommation quotidienne de produits laitiers dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée pourrait aider à améliorer la nutrition, la santé de nos os et potentiellement réduire le risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et d’hypertension artérielle (4). C’est une bonne chose, non ?

Bien que le lait regorge de nutriments sains, certains ont soutenu que la consommation de produits laitiers est inutile et n’apporte pas plus d’avantages que les aliments à base de plantes (5). De plus, ces critiques soulignent des études scientifiques qui indiquent que l’ajout de produits laitiers à l’alimentation ne favorise pas la santé de nos os. Et, cela inclut des résultats selon lesquels une consommation accrue de lait n’améliore pas l’intégrité osseuse chez les enfants (6), ni ne prévient des fractures de stress ou de fatigue chez les adolescentes (7). Une étude, publiée en 2003 et ayant suivie 72 000 femmes sur une période de 18 ans, révèle qu’une consommation accrue de lait ne réduisait pas le risque de fracture (8).

Bon, examinons tout cela d’un peu plus près en commençant par le calcium dans les produits laitiers et son impact sur l’ostéoporose.

3) Le calcium, les produits laitiers et l’ostéoporose

Selon ces réclamations, est-ce que cela signifie que le calcium ne protège pas nos os ?

Pas du tout ! Ce que ces études montrent n’est pas que le calcium ne protège pas efficacement les os, mais que les avantages de l’apport en calcium ont un seuil de consommation. En effet, le calcium est un minéral important facilement disponible dans les produits laitiers. Il est essentiel pour soutenir la croissance osseuse et prévenir de l’ostéoporose. Et, une grande partie de la recherche scientifique qui soutient les besoins en calcium et les recommandations que nous avons à ce jour s’est concentrée sur la présence en quantités suffisantes de calcium pour prévenir les fractures.

L’apport journalier recommandé en calcium (RNP : référence nutritionnelle pour la population) établi par l’Efsa (Autorité Européenne de sécurité des aliments) et retenu (2) (9) est de :

  • 1000 mg par jour pour les adultes de moins de 24 ans ;
  • 950 mg par jour pour les adultes de plus de 24 ans.

Cependant, nous ne pouvons pas affirmer qu’il s’agisse là d’une valeur exacte à respecter pour tout le monde.

Chaque individu est différent et a un besoin qui lui et propre. Certains d’entre nous peuvent avoir besoin de plus ou moins de calcium que d’autres. Les valeurs des RNP sont basées sur des preuves scientifiques donnant les quantités qui donneraient un développement de la masse osseuse maximale et réduisant les risques de perte osseuse et de fractures à long terme pour la plupart des gens.

Une fois ce seuil dépassé, il semblerait qu’il n’y ait aucun avantage protecteur supplémentaire accumulable possible. Evidemment, nos os ne continueront pas à devenir infiniment plus forts ! D’ailleurs, les non-adeptes des produits laitiers soutiennent que la raison pour laquelle les études n’ont trouvé aucun effet protecteur dû à l’augmentation des produits laitiers est que nous pouvons généralement obtenir ces quantités de 1000 mg ou 950 mg à partir de noix, de céréales, de tofu, de fruits (comme le jus d’orange), de légumes et de certains produits de la mer comme le saumon ou les sardines en conserves. (Si vous mangez ces os mous comestibles !).

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a) Le point de vue des médias sur les produits laitiers et l’ostéoporose

Avez-vous entendu parler du livre “Lait, mensonges et propagande“. Il y a des déclarations assez fortes dans ce livre qui prétendent répondre à la question : “Les produits laitiers sont-ils mauvais pour les os ?”. Et, ça marche ! Puisque, ce livre se base sur des publications scientifiques qui affirment que le lait et les produits laitiers provoquent l’ostéoporose.

Bon, j’avoue mettre fait prendre dedans. Du coup, j’ai été mitigée lorsque mes cours abordaient le chapitre sur le lait et les produits laitiers. Et, en tant que diététicien(ne), nous apprenons à établir des menus avec des produits laitiers surtout dans le domaine hospitalier.

Ouf ! Mon master m’a alors servi à savoir lire une bibliographie et des revues scientifiques. (Personnellement, je recommenderai à 100% ce genre de formation car la compréhension et la lecture d’une publication scientifique est (très) complexe). Bref, en approfondissant ses preuves, il convient de noter que la plupart de ses affirmations sont basées sur des études d’OBSERVATION selon lesquelles les protéines peuvent être nocives pour la santé des os. Et, cela s’est avéré faux par des preuves récentes selon lesquelles les protéines protègent réellement l’intégrité des os (10).

Voir ce n’est PAS croire !

Bon rappelons les différences entre les études observationnelles et expérimentales.

Dans les études d’observation, les scientifiques observent ce qui arrive (ou ce qui est arrivé) aux gens à travers leur régime alimentaire, leur mode de vie. Et, ils regardent leurs influences sur leur santé à long terme. Ces études sont utiles car elles permettent d’observer de nombreuses personnes et de nombreuses variables en même temps, les unes à côté des autres.

Je ne le répéterai jamais assez : LA CORRELATION N’EST PAS LA CAUSALITE.

Ces études épidémiologiques (observationnelles) peuvent rechercher des corrélations entre le régime alimentaire, les risques élevés de fracture et la prévalence du cancer. Cependant, elles ne peuvent pas affirmer si ces variables sont les causes de ces effets. Il n’y pas de lien de causalité : pas de lien “cause et effet”. Par conséquent, même si deux facteurs sont corrélés, cela ne signifie pas qu’un facteur est la cause d’un autre.

Ils peuvent être sans rapport.

Alors que dans les études expérimentales, les scientifiques peuvent voir si la modification d’un facteur entraîne des changements dans un autre. Ce type de recherche peut véritablement montrer la cause de fractures et de cancer.

Dans ce livre, on prétend que les fractures et la mortalité sont plus élevées dans les pays développés avec des apports en calcium plus élevés. Plus précisement, l’auteur du livre déclare que les fractures de la hanche sont plus élevées dans les pays développés avec un apport en calcium plus élevé (11). Mais cela a également été démystifié par le fait que l’activité physique n’a pas été prise en compte dans l’équation. Et, lorsque l’activité physique a été prise en compte, les taux de fractures de la hanche étaient similaires à ceux des Etats-Unis. Ce qui montre bien que le facteur “consommation de produits laitiers” n’est pas de lien direct avec les fractures de la hanche.

Une vaste étude de cohorte a révélé qu’une consommation élevée de lait était associée à une mortalité plus élevée chez les hommes et les femmes et à une incidence plus élevée de fractures chez les femmes (12). Mais, cette étude observationnelle a noté le risque élevé de confusion des variables et que les résultats doivent être interprétés avec prudence.

b) La vitamine D dans les produits laitiers et l’ostéoporose

Une considération importante à prendre en compte est les avantages synergiques de deux nutriments pour la construction osseuse : le calcium et la vitamine D. Il existe des preuves convaincantes que l’augmentation de la vitamine D et du calcium ensemble peut aider à réduire le risque de fracture chez les personnes âgées. C’est pourquoi nos directives alimentaires suggèrent des produits laitiers, qui sont enrichis en vitamines D et qui contiennent également du calcium (13) (14). Par ailleurs, certains experts estiment que consommer l’équivalent de 3 à 4 verres de lait par jour pourrait permettre au pays d’économiser 20% des frais de santé liés à l’ostéoporose aux Etats-Unis (15).

4) Le poids corporel, les produits laitiers et l’ostéoporose

Dans une étude menée sur des femmes préménopausées en surpoids, un régime hypocalorique, comprenant 3 portions ou plus de produits laitiers faibles en matières grasses données par jour (soit environ 1300 mg de calcium par jour) combinées à des exercices de musculation, a montré que la densité minérale osseuse est plus élevée dans le colonne lombaire sur 4 mois (16).

Cependant, une autre étude menée sur des adultes obèses n’a trouvé aucun effet de groupe significatif d’une consommation élevée de produits laitiers, soit 1300 mg de calcium par jour, sur les marqueurs de la graisse corporelle, des os et des lipides sériques (17).

Il semblerait que la recherche dans ce domaine soit au mieux contradictoire lorsqu’il s’agit de répondre à la question de savoir si les produits laitiers sont mauvais pour nos os.

En allant plus loin, une étude récente a cherché à savoir si la consommation de produits laitiers et de calcium pendant le maintien du poids avait un effet positif sur la teneur en minéraux osseux et le densité minérale osseuse (18). Et, ils ont constaté que les hommes et les femmes suivant un régime de maintien du poids fournissant les portions recommandées de produits laitiers n’avaient aucun changement dans le teneur en minéraux osseux après une perte de poids.

Tout n’est pas encore très clair et des études supplémentaires sont nécessaires.

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5) L’acidité des produits laitiers et l’ostéoporose

Je suis persuadée que vous avez entendu ou vu dans les médias de la santé que les produits laitiers sont “acides” et rongent nos os (19). Ce qui cause divers problèmes de santé tels que l’ostéoporose. Cette théorie est basée sur “l’hypothèse du résidu acide causant l’ostéoporose”. Une idée affirmant que la digestion des phosphates et des protéines du lait produit des acides dans notre corps. Ce qui abaisse le pH sanguin et conduit donc à diverses maladies que nous avons aujourd’hui.

L’hypothèse affirme que notre corps tente de restaurer son pH sanguin d’origine en prenant des minéraux tels que le calcium des os, ce qui réduit la densité osseuse. Mais un pH sanguin plus bas est-il vraiment préjudiciable à la santé des os ? Et le lait a-t-il vraiment un effet abaissant le pH de notre corps ? La réponse est probablement non. Puisque la recherche scientifique n’a rien étayé de tout cela (20). D’ailleurs, j’avais écris un article sur l’influence du régime alcalin sur l’équilibre acido-basique de notre corps.

Les produits laitiers ne produisent pas de résidus acide lorsqu’ils sont métabolisés et le pH systémique de notre corps ne semble pas être affecté par notre alimentation.

De plus, cette hypothèse suggère que la protéine du lait altère la santé des os car elle génère également un produit acide qui dissout nos os par libération du bicarbonate pour neutraliser l’environnement acide du corps. La soi-disant “preuve” de cette affirmation est due à l’augmentation des taux de calcium dans l’urine. Mais, je vous l’ai déjà dit : il est normal que la composition de notre urine change au cours de la journée.

De plus, lors de l’examen de nombreuses études randomisées sur les effets des concentrations et du type de protéines, d’origine animale et végétale, sur l’équilibre calcique, une augmentation des apports en protéines n’a pas entraîné d’adversité du calcium osseux (10). En fait, il a eu l’effet inverse. Les protéines sont bénéfiques pour la densité minérale osseuse et le maintien de l’intégrité osseuse (21).

En ce qui concerne l’excès d’acide des phosphates dans le lait proposé pour augmenter l’excrétion urinaire du calcium, des études randomisées n’ont montré aucun changement dans l’équilibre calcique urinaire (22). Ce qui réfute le rôle du phosphate acide sur la santé osseuse.

Notre pH sanguin est en fait maintenu dans une plage spécifique et n’est pas affecté par l’acidité ou l’alcalinité des aliments que nous ingérons.

Il n’est même pas régulé par nos os. Car, il s’agit en fait du travail de nos reins qui éliminent facilement toutes les toxines et “résidus acides” potentielle de la nourriture que nous mangeons dans nos urines. Et d’ailleurs, je vais en rajouter une couche (comme si vous n’aviez pas encore compris). Les auteurs de cette étude ont constaté que le lait ne produit pas d’acide mais produit des alcalins, des produits basiques (19). Donc la consommation de lait laisse des “résidus alcalin” à la place.

Par conséquent, l’hypothèse elle-même de “l’impact de l’acidité des produits laitiers sur nos os” et la soi-disant théorie “des résidus acides” ne sont étayées par aucune validité scientifique. A ce stage, la recherche suggère que notre corps est excellent pour réguler son propre pH ! Faites confiance à votre corps !

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6) Les suppléments en calcium

Si vous êtes intolérants au lactose des produits laitiers ou si vous désirez réduire votre consommation, vous vous posez certainement des questions concernant l’utilisation de compléments alimentaires riches en calcium. Une étude récente examinant diverses études menées sur des participants de plus de 50 ans a révélé qu’il n’y avait pas d’association entre la consommation de calcium alimentaire ou de produits laitiers sur les fractures (23). D’un autre côté, les suppléments de calcium se sont avérés réduire le risque de fractures totales dans la plupart des régions, à l’exception des fractures de la hanche et des avants-bras. (Bien que les chercheurs pensaient qu’il y avait un biais en faveur de ces résultats).

Mais, une autre revue a pesé le rapport bénéfice / risque d’une supplémentation en calcium de 1000 mg par jour (24). Ils ont déclaré que les effets indésirables sur la santé tels que les calculs rénaux, l’hypercalcémie, les problèmes cardiaques et les symptômes gastro-intetinaux tels que la constipation l’emportaient sur la réduction du risque de fracture mineure.

Il a été conclu que l’augmentation de l’apport alimentaire en calcium n’était pas liée à une augmentation ou une diminution du risque de fracture. Ils ont déclaré que les preuves actuelles présentent généralement des avantages incohérents et relativement faibles en ce qui concerne la prévention des fractures et de l’ostéoporose avec l’apport de suppléments de calcium et de vitamine D combinés.

Et pour rendre le casse-tête encore plus déroutant…

Les chercheurs ont récemment mené une revue visant à comparer le calcium alimentaire par rapport au calcium supplémenté pour réduire le risque de fracture (25). Ils n’ont trouvé aucune différence dans les méthodes de supplémentation ou diététiques.

Dans l’ensemble, les suppléments de calcium peuvent être utiles pour certaines populations. Cependant, nos recherches actuelles semblent encore assez contradictoire quant à savoir si elle sont plus bénéfiques que celles provenant de sources alimentaires seules.

7) Le rôle de l’activité physique dans la santé de nos os

Bien que nous nous préoccupions beaucoup de la santé de nos os et du calcium, il y a d’autres facteurs très importants qui contribuent à l’obtention d’os solides. L’activité physique, arrêter de fumer et éviter ou limiter notre consommation d’alcool en font partie.

La recherche montre que des niveaux d’activité physiques modérés à élevés, en particulier les exercices tels que l’haltérophilie, l’entraînement en résistance, la marche, le jogging, l’escalade et même l’utilisation des escaliers, peuvent améliorer considérablement la densité minérale osseuse et réduire le risque de fractures (26).

Une autre revue analysant les preuves soutenant la santé des os a conclu qu’il existe des effets synergiques et améliorés lors de l’exercice fréquent et d’une alimentaiton nutritive contenant des quantités suffisantes de calcium et de vitamine D pour optimiser la santé des os et des muscles (27). D’ailleurs, l’entraînement de résistance à haute intensité a l’avantage supplémentaire de fournir une force, une équilibre et une masse musculaire accrus (28).

La National Osteoporosis Foundation elle-même a déclaré que ses meilleures preuves étaient les effets positifs de l’apport en calcium combiné avec l’activité physique, en particulier à la fin de l’enfance et au début de l’âge adulte (29).

L’exercice améliore la structure osseuse en stimulant la modélisation et le remodelage osseux (30).

Les nutriments tels que le calcium et la vitamine D fonctionnnent comme des éléments cruciaux au cours du processus de minéralisation osseuse et de renforcement de nos os. Il existe des preuves irréfutables indiquant l’importance de pratiquer régulièrement des exercices en force et de manger des quantités adéquates de nutriments importants pour la construction des os provenant de sources alimentaires entières afin d’augmenter la masse osseuse maximale chez les jeunes et de la maintenir tout au long de la vie.

Pour conclure

Toutes les grandes études scientifiques à grande échelle qui ont cherché à savoir si la consommation journalière totale en lait et produits laitiers est associée à des risques de fractures et de cancer sont observationnelles. Ce qui signifie qu’elles ne peuvent démontrer que des corrélations et non des liens de causalité. Comme vous l’avez lu, l’impact des produits laitiers sur la santé des os est toujours contradictoire. Cependant, il ne semble pas y avoir de preuves solides et négatives suggérant que nous devrions arrêter de consommer des produits laitiers. Donc profitez de votre yaourt tranquillement !

  • Les produits laitiers sont-ils donc mauvais pour nos os parce qu’ils sont acides ? Probablement pas. Notre corps ne prend pas le calcium de nos os pour restaurer notre pH sanguin. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter concernant l’acidité de votre lait.
  • Une supplémentation en calcium n’est probablement pas nécessaire pour la majorité de la population si elle a une alimentation équilibrée. Mais des conseils individuels d’un(e) diététicien(ne) professionnelle seraient probablement utiles pour déterminer si cela vous convient.
  • Et, concernant l’activité physique, il existe des preuves écrasantes montrant que l’exercice, en particulier l’entraînement en force, est bénéfique pour les os, la force musculaire et la santé en générale.

Pour ceux qui se posent la question : si je suis payée par les industries du lait ou si je fais la promotion d’une marque de laitage, soyez rassurés ! Il ne s’agit pas d’un complot !

Je ne suis payée par PERSONNE.

Aucune industrie du lait ne me connait et ne me finance. Et, je ne considère pas que je fasse la promotion du lait ou des produits laitiers. Je rétablis simplement les faits basés sur la science, sur ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas. Car j’ai appris, dans ce métier, que croire en des choses qui n’ont pas de bases scientifiques et douter fortement des acquis que nous apprenons lors de notre formation, peut être dangereux pour la santé des patients. Donc, je continuerai à recommander les portions préconisées de produits laitiers ou de produits alternatifs aux laitages. (Pas de panique, j’en parlerai dans l’article qui suit).

Je vais continuer sur de prochains articles concernant les produits laitiers et le lait car les croyances que nous avons à ce sujet sont nombreuses.

Commentez et Partagez notre article !

J’espère que cet article vous a plu et vous aidera à guérir votre relation avec votre corps et la nourriture. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez à nous laisser des commentaires. Nous serons ravis de vous entendre !

Céline Maetti

Diététicienne/Nutritionniste

Je suis moi-même passée par toutes les croyances sur notre santé (régimes, exercices intensifs,…) J’ai traversé de nombreuses étapes avant de réaliser ce qu’on nous cache réellement.
Etudiant pendant plus de 15 ans les recherches scientifiques, je souhaite partager avec le plus grand nombre ce que j’ai pu découvrir. Et c’est avec toute une équipe d’experts dans leur domaine que j’ai construit les programmes Miam&Fit. Mon objectif est d’aider les gens à retrouver la santé et à aimer leur vie !

Si vous avez aimé mon article, laissez moi un petit commentaire laughing.

Vous souhaitez en savoir plus ? Regardez notre page ici.

Bibliographie :

(1) ANSES. “Avis et rapport de l’Anses relatifs à l’Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires” – ANSES Editions, 2017, Rapport d’Expertise, ISBN 979-10-286-0140-9, p. 192. https://www.anses.fr/fr/content/avis-et-rapport-de-lanses-relatifs-à-lactualisation-des-repères-du-pnns-révision-des-repères 

(2) ANSES. “Avis et rapport de l’Anses relatifs à l’Actualisation des repères du PNNS : élaboration des références nutritionnelles” – ANSES Editions, 2017, Rapport d’Expertise, ISBN 979-10-286-0143-0, p. 37. https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0103Ra-2.pdf

(3) Manger Bouger. “Les produits laitiers (lait, yaourts, fromage et formages blancs : 2 par jour pour les adultes” – Manger Bouger, article internet. Consulté le 30/03/2021. https://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Aller-vers/Les-produits-laitiers-lait-yaourts-fromage-et-fromage-blanc

(4) RICE B. H. et al. “Meeting and exceeding dairy recommendations : effects of dairy consumption on nutrient intakes and risk of chronic disease” – Nutrition Reviews, 2013, 71(4), pp. 209 – 223. DOI : 10.1111/nure.12007

(5) Physicians Committee for Responsible Medicine. “Health concerns about diary – avoid the dangers of dairy with a plant-based diet” – Physicians Committee for Responsible Medicine,  article internet. Consulté le 29/03/2021. https://www.pcrm.org/good-nutrition/nutrition-information/health-concerns-about-dairy

(6) LANOU A. J. et al. “Calcium, dairy products, and bone health in children and young adults : a reevaluation of the evidence” – Pediatrics, 2005, 115(3), pp. 736 – 743. DOI : 10.1542/peds.2004-0548

(7) SONNEVILE K. R. et al. “Vitamin d, calcium, and dairy intakes and stress fractures among female adolescents” – Archives of Pediatrics & adolescent Medicine, 2012, 166(7), pp. 595 – 600. DOI : 10.1001/archpediatrics.2012.5

(8) FESKANICH D. et al. “Calcium, vitamin D, milk consumption, and hip fractures : a prospective study among postmenopausal women” – the American Journal of Clinical Nutrition, 2003, 77(2), pp. 504 – 511. DOI : 10.1093/ajcn.77.2.504

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(10) CAO J. J. et al. “Calcium homeostasis and bone metabolic responses to high-protein diets during energy deficit in healthy young adults : a randomized controlled trial” – the American Journal of Clinical Nutrition, 2014, 99(2), pp. 400 – 407. DOI : 10.3945/ajcn.113.073809

(11) LAU E. M. et al. “The incidence of hip fracture in four Asian countries : the Asian Osteoporosis Study (AOS)” – Osteoporosis International, 2001, 12(3), pp. 239 – 243. DOI : 10.1007/s001980170135

(12) MICHAËLSSON K. et al. “Milk intake and risk of mortality and fractures in women and men : cohort sutdies” – The British Medical Journal, 2014, 349, p. g6015. DOI : https://doi.org/10.1136/bmj.g6015

(13) ANSES. “Vitamine D : pourquoi et comment assurer un apport suffisant ?” – ANSES, 2021, article internet. Consulté le 27/03/2021. https://www.anses.fr/fr/content/vitamine-d-pourquoi-et-comment-assurer-un-apport-suffisant

(14) ANSES. “Confinement, assurer un apport suffisant en vitamine D grâce à l’alimentation” – ANSES, 2020, article internet. Consulté le 27/03/2021. https://www.anses.fr/fr/content/confinement-assurer-un-apport-suffisant-en-vitamine-d-grâce-à-l’alimentation

(15) HEANEY R. P. “Dairy and bone health” – Journal of the American College of Nutrition, 2009, 28(1), pp. 82S – 90S. DOI : 10.1080/07315724.2009.10719808

(16) THOMAS D. T. et al. “Effects of calcium and resistance exercise on body coposition in overweight premenopausal  women” – Journal of the American College of Nutrition, 2010, 29(6), pp. 604 – 611. DOI : 10.1080/07315724.2010.10719899

(17) PALACIOS C. et al. “No effects of low and high consumption of dairy products and calcum supplmentes on body compotion and serum lipids in Puerto Rican obese adults” – Nutrition, 2011, 27(5), pp. 520 -525. DOI : 10.1016/j.nut.2010.02.011

(18) HINTON P. S. et al. “Total body bone mineral content and density during weight loss and maintenance on a low- or recommended-dairy weight-maintenance diet in obese men and women” – European journal of Clinical Nutrition, 2010, 64(4), pp. 392 – 399. DOI : 10.1038/ejcn.2009.156

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(20) FENTON T. R. et al. “Causal assessment of dietary acid load and bone disease : a systematic review & meta-analysis applying Hill’s epidemiologic criteria for causality” – Nutrition Journal, 2011, 30(10), pp. 41. DOI : 10.1186/1475-2891-10-41

(21) HUNT J. R. et al. “Dietary protein and calcium interact to influence calcium retention : a controlled feeding study” – the American journal of Clinical Nutrition, 2009, 89(5), pp. 1357 – 1365. DOI : 10.3945/acjn.2008.27238

(22) CAO J. J. et al. “A diet high in meat protein and potential renal acid load increases fractional calcium absorption and urinary calcium excretion without affecting markers of bone resorpstion or formation in postmenopausal women” – the Journal of Nutrition, 2011, 141(3), pp. 391 – 397. DOI : 10.3945/jn.110.129361

(23) BOLLAND M. J. et al. “Calcium intake and risk of fracture : systematic review” – the British Medical Journal, 2015, 351, pp. h4580. DOI : https://doi.org/10.1136/bmj.h4580

(24) BOLLAND M. J. et al. “Should we prescribe calcium or vitamin D supplements to treat or prevent osteoporosis ?” – Climacteric, 2015, 18 (sup2), pp. 22 – 31. DOI : 10.3109/13697137.2015.1098266

(25) TAI V. et al. “Calcium intake and bone mineral density : systematic review and meta-analysis” – the British Medical Journal, 2015, 351, pp. h4183. DOI : https://doi.org/10.1136/bmj.h4183

(26) PRIPP A. H. et DAHL O. E. “The population attributable risk of nutrition and lifestyle on hip fractures” – Hip Internation, 2015, 25(3), pp.277 – 281. DOI : 10.5301/hipint.50000229

(27) DALY R. M. et al. “Evidence for an interaction between exercise and nutrition for improving bone and muscle health” – Current Osteoporosis Reports, 2014, 12(2), pp. 219 – 226. DOI : 10.1007/s11914-014-0207-2

(28) LAYNE J. E. et NELSON M. E. “The effects of progressive resistance training on bone density : a review” – Medicine and Science in Sports and Exercise, 1999, 31(1), pp. 25 – 30. DOI : 10.1097/00005768-199901000-00006

Bibliographie :

(29) WEAVER C. M. et al. “The National Osteoporosis Foundation’s position statement on peak bone mass developement and lifestyle factors : a systematic review and implementation recommendations” – Osteoporosis International, 2016, 27(4), pp. 1281 – 1386. DOI : 10.1007/s00198-015-3440-3

(30) NIKANDER R. et al. “Targeted exercise against osteoporosis : a systematic review and meta-analysis for optimising bone strength throughout life” – BMC Med, 2010, 8, pp. 47. DOI : 10.1186/1741-7015-8-47

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