Sélectionner une page
Le lait et le cancer : prévention ou promotion ?

12.04.2021

Miam&Fit_le-lait-et-le-cancer-prévention-ou-promotion

Y a-t-il un lien entre le lait et le cancer ? Prévient-il ou favorise-t-il le cancer ?

Voici le 3ème épisode concernant le lait et les produits laitiers. Nous discutons depuis un moment des implications du lait sur la santé. Et, nous avons vu précédemment l’impact du lait sur la santé de nos os (ostéoporose) puis sur la perte de poids. Nous avons également pu enfin comprendre la différence entre toutes les catégories du lait. A savoir les différences entre le lait entier et le lait écrémé.

Regardons maintenant la relation entre le lait et le cancer. Certains disent que cela réduit le risque de cancer. Tandis que d’autres disent que cela l’augmente. Bon, plongeons-nous dans la recherche scientifique pour savoir ce qu’il en est.

1) L’oncologie

Avant d’entrer dans le vif du sujet, savez-vous ce qu’est l’oncologie ?

Il s’agit d’une branche de la médecine traitant de la prévention, du diagnostic et du traitement du cancer. Alors que certaines études montrent que les produits laitiers ont des effets protecteurs contre certains types de cancer, d’autres constatent que le lait augmente le risque d’en développer d’autres.

Il semble que ces études soient contradictoires. Mais en réalité, elles ne le sont pas. Et, comment est-ce possible ?

Nous parlons souvent du cancer comme d’une maladie. Et, il s’agit d’une famille regroupant plus de 200 “maladies” différentes ayant des effets similaires sur le corps. Comme chaque forme de cancer est différente, elles ont leurs propres déclencheurs et facteurs de risque. Cela signifie qu’il est possible que les produits laitiers aient des effets différents. Ils peuvent être bénéfiques mais également mauvais en fonction du type de tissu où se trouve le cancer.

Par conséquent, se demander si “le lait et les produits laitiers causent le cancer ?”, c’est un peu comme se demander si “les gens aux cheveux blonds aiment les chats ?”. Cela dépend du type de chat, du caractère de l’individu, de l’environnement dans lequel ils évoluent et des expériences passées de chacun avec les chats !

Il faut donc se poser une question plus pertinente comme “A quels types de cancer le lait et les produits laitiers ont-ils été associés ?”

Maintenant que nous savons exactement de quoi nous parlons, passons aux choses sérieuses ! Y a-t-il donc des corrélations entre le lait et le cancer ? Commençons par le cancer du foie.

2) Le lait et le cancer du foie

Sachez que le cancer du foie est la deuxième cause de décès par cancer dans le monde (1).

Des chercheurs ont suivi la consommation de lait de 477 206 personnes pendant une période de 11 ans (2). Ils constatèrent que ceux qui consommaient plus de produits laitiers avaient un risque plus élevée de cancer du foie. En effet, en examinant l’apport en produits laitiers, les scientifiques ont remarqué qu’ils avaient principalement consommé du lait avec 62% de leur consommation totale de produits laitiers.

Comment cela se traduit-il en portions quotidiennes ? Ceux qui consommèrent 380 grammes de produits laitiers par jour en moyenne les avaient sous la forme d’une tasse de lait (environ 235 grammes) + 2 ou 3 portions de gromage (frais, fermenté ou mature) ou de yogourt. Ainsi, ils ont observé que plus de personnes avaient développé un cancer du foie dans le groupe qui consommait plus de 3 ou 4 portions de produits laitiers par jour par rapport à ceux ayant une plus faible consommation (1 ou 2 portions par jour).

Est-ce que cela signifie que les produits laitiers sont la cause du cancer du foie ? Et, devrions-nous limiter les portions de produits laitiers à 1 ou 2 par jour ?

La réponse est NON. Car, les résultats de cette étude de cohorte menée sur des personnes âgées de 20 à 85 ans dans 10 pays européens signifie que  nous pouvons émettre l’hypothèse que consommer plus de lait et de fromage augmente le risque de cancer du foie.

Miam&Fit_le-lait-et-le-cancer-prévention-ou-promotion-3

Il y a une différence significative entre les groupes à forte consommation et à faible consommation. Par conséquent, la consommation de lait et de fromage pourrait être un facteur de risque, mais nous pouvons pas dire qu’elle “cause” le cancer.

Je tiens à préciser que la plupart de ces études sont des études observationnelles plutôt qu’expérimentales. Et souvenez-vous que dans les études d’observation, les scientifiques observent ce qui arrive (ou est arrivé) aux gens. Ils regardent comment leur régime alimentaire et leur mode de vie auraient pu influencer leur état de santé à long terme. Ces études peuvent donc observer ce qui se passe pour un grand nombre de personne tout en étudiant un grand nombre de variable en même temps. Alors que dans les études expérimentales, les scientifiques peuvent voir si la modification d’un facteur entraîne des changements dans un autre. Ainsi, ce type de recherche peut vraiment identifier les facteurs responsables du cancer.

La corrélation n’est pas la causalité ! Les études observationnelles peuvent rechercher des corrélations entre le régime alimentaire et la prévalence du cancer. Mais, même si deux facteurs sont corrélés, elles ne peuvent pas confirmer si un facteur en a causé un autre. Il peut n’y avoir aucun rapport !

3) Le lait et le cancer du côlon

Dans une étude de cohorte menée sur 45 306 hommes suédois âgés de 45 à 79 ans et sur une période d’environ 7 années, les chercheurs trouvèrent qu’un apport total plus élevé en calcium était associé à un risque plus faible de cancer colorectal. De même, qu’une consommation élevée de produits laitiers était associée à un risque plus faible de cancer du côlon (3).

Selon des études sur la santé des infirmiers et des professionnels de la santé, le lien entre l’apport de calcium provenant du lait et le cancer du côlon n’est pas toujours concluant (4). Lors de la comparaison des apports de calcium total (≥ 1 400 mg/j), l’apport plus élevé était associé à un risque plus faible, statistiquement significatif, de cancer du côlon. Ces résultats se sont avérés très similaires lorsque différentes sources de calcium étaient consommées. Donc ce n’est pas seulement dû aux produits laitiers !

La relation était plus forte pour ceux qui consommaient des apports plus élevés et réguliers de calcium.

Une autre étude a porté sur des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer du côlon. Les chercheurs constatèrent qu’une consommation plus élevée de lait et de calcium total pouvait être associée à un risque de décès plus faible (5).

Enfin, à partir d’un examen de nombreuses études de cohorte, les résultats globaux renforcent les preuves d’un possible rôle protecteur du lait et des produits laitiers totaux sur le risque de cancer colorectal chez les hommes et les femmes (6). Donc un risque plus faible de cancer colorectal avec une plus grande consommation de lait et de produits laitiers totaux, mais pas avec le fromage ou autres produits laitiers (7).

Miam&Fit_le-lait-et-le-cancer-prévention-ou-promotion-2

4) Le lait et le cancer de la prostate

Le lien entre le lait et le cancer de la prostate est pour le moins déroutant !

De nombreuses études ont révélé une association positive entre la consommation de produits laitiers (> 2,5 portions de produits laitiers fiables en gras) et le cancer de la prostate (8). De plus, il semblerait que la consommation de lait entier augmente également le risque de récidive du cancer de la prostate chez les hommes en surpoids et obèses (9).

Néanmoins, il existe également des preuves suggérant que les protéines du lait ont en fait des propriétés anticancéreuses, en particulier la caséine (10).

En réalité, lorsque l’on regarde attentivement ces études, la majorité étaient statistiquement insignifiantes et incompatibles les unes avec les autres. Puisque la plupart de ces études sont observationnelles et non expérimentales. Donc la corrélation n’est pas la causalité : nous n’avons aucune certitude concernant le lien cause-effet.

La forte variation des résultats est probablement due au nombre et aux différents types de produits laitiers. Car leur teneur en matières grasses, en glucides et en protéines varie ainsi que la manière dont ils sont tous transformés. Par exemple, la consommation de lait entier semblait être liée à un risque plus élevé de progression du cancer de la prostate. Alors qu’une faible teneur en gras est liée à un risque réduit (11).

Dans l’ensemble, certains pensent que c’est le calcium contenu dans les produits laitiers qui est à l’origine du lien entre le lait et le cancer.

Cela dit, la recherche a révélé que les associations positives avec le risque de cancer de la prostate n’étaient que légèrement plus élevées lors de la consommation de produits laitiers par rapport à l’apport total en calcium. Il est donc difficile de la savoir avec certitude s’il s’agit du calcium contenu dans le lait ou le calcium contenu dans l’alimentation.

Une étude de cohorte a révélé que la consommation de produits laitiers peut augmenter le cancer de la prostate par une voie liée au calcium qui diminue le niveau de viamine D (12). Mais ils ont déclaré que les preuves n’étaient pas concluantes et que la théorie devait être clarifiée et confirmée. En regardant les supplémentations de calcium, certaines études n’ont trouvé aucune association avec le cancer de la prostate, alors que d’autres en ont trouvé (13).

Confus à propos du lien entre le lait et le cancer par rapport au calcium ? Nous aussi.

Un autre examen de différentes études a suggéré que les graisses saturées dans les produits laitiers et les niveaux accrus de facteur de croissance analogue à l’insuline (IGF-1) pourraient avoir été responsables du risque accru de cancer de la prostate (8). Tout cela nous dit que la recherche sur le cancer des produits laitiers, du calcium et de la prostate est encore incroyablement floue en raison de résultats mitigés.

Dans les recherches futures dans ce domaine, il est important de savoir quels composants spécifiques de certains produits laitiers peuvent avoir contribué à l’augmentation du risque de cancer de la prostate. Et, si nous pouvons ou non choisir des types spécifiques de produits laitiers pour réduire le risque de tout lien entre le lait et le cancer. C’est d’ailleurs ce que confirme l’ANSES dans son rapport sur le lien entre les produits laitiers et le cancer (14).

5) Le lait et le cancer du sein

Il est plus difficile de répondre à la question du lien entre le lait et ce cancer.

Certaines preuves suggèrent que les associations dépendent de la teneur en matières grasses des produits laitiers en raison des hormones œstrogéniques présentes dans les matières grasses laitières qui peuvent aggraver les taux de survie au cancer du sein (15). En prenant les données les plus récentes des femmes diagnostiquées avec des stades précoces de cancer du sein invasif dans l’étude épidémiologique Life After Cancer, il a été constaté que celles qui avaient des apports plus élevés en produits laitiers riches en matières grasses avaient une mortalité plus élevée due au cancer du sein et à la mortalité toutes causes confondues (16).

Au contraire, une consommation plus élevée de produits laitiers faibles en gras n’a montré aucun lien avec ces résultats.

Les résultats d’une méta-analyse indiquent qu’une consommation accrue de produits laitiers totaux( fromage, yogourt,…), mais pas de lait, peut être associée à une réduction du risque de cancer du sein (17). Faisant écho à cette découverte, une autre méta-analyse récente révèle que la consommation de produits laitiers faibles en gras, y compris des produits fermentés comme le yogourt, mais pas en produits laitiers riches en matières grasses, peut aider à réduire le risque de cancer du sein (18).

Des études antérieures réalisées in vitro (c’est-à-dire dans une boîte de Pétri de laboratoire et non chez l’être humain) suggèrent que les composants présents dans les produits laitiers tels que la vitamine D, le calcium, la lectoferrine, le CLA et le butyrate peuvent être protecteurs contre le cancer du sein (19).

Etant donné que les résultats bénéfiques n’ont été montrés qu’avec les produits laitiers faibles en gras, il est suggéré que le filtrage de la majorité des graisses saturées, tout en conservant les grasses insaturées, était la raison derrière les résultats.

En ce qui concerne le yaourt, il est possible que le rôle du probiotique Lactobacillus acidophilus dans l’équilibre et la reconstitution de la flore micro-intestinale du tractus intestinal ait contribué à la réduction du risque de cancer du sein. De plus, lorsque les produits laitiers sont traités thermiquement (lait faible en gras) ou fermentés (yogourt), les niveaux d’IGF-1 (le facteur potentiel de promotion du cancer du sein proposé) sont considérablement réduits.

Pour cette raison, en ce qui concerne le cancer du sein, la teneur en matières grasses et la transformation semblent avoir une importante. Mais nous avons encore un long chemin à parcourir dans la recherche pour comprendre ce lien entre le lait et le cancer.

6) Le lait et les autres cancers

Sur la base des preuves actuelles, des apports plus élevés en produits laitiers et en calcium total ne semblent pas être associés au risque de cancer du poumon (20), ni au cancer du pancréas (21), ni à la leucémie (22) ou au cancer de la gorge (23).

Concernant le cancer d’estomac, il est deux fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme (1). Dans une méta-analyse, les scientifiques rassemblèrent en commun 23 études observationnelles portant sur plus de 3200 personnes atteintes d’un cancer de l’estomac (24). Ils déterminèrent si la consommation totale de produits laitiers et la consommation de lait étaient associées au risque de cancer de l’estomac. Ces études de cohorte analysées indiquent que les personnes qui consommaient le plus de produits laitiers étaient 25% moins susceptibles d’avoir un cancer de l’estomac que ceux qui en anaient consmmer le moins.

Ce qui suggère que les produits laitiers pourraient nous protéger de cette maladie. Mais attention car cette association n’a  pas été attribuée à la consommation de lait seul, uniquement à la consommation en produits laitiers totaux.

6) Et concernant l’étude sur la Chine

Vous avez sans aucun doute entendu parler de l’une des études les plus controversées et les plus critiquées dans le domaines de la nutrition : la China Study (25).

La principale conclusion de l’étude menée sur la population chinoise est que les produits animaux (y compris les produits laitiers) sont liés aux cancers, aux maladies cardiaques et au diabète. Dans cette étude, il a été constaté que les habitants des villages chinois qui mangeaient le moins de protéines animales avaient la plus faible prévalence de cancer. Plus précisément pour le lait, il a été affirmé que la consommation de caséine (la principale protéine du lait) provoquait le cancer chez les rongeurs.

Le principale problème de cette étude était qu’elle était observationnelle et basée sur des modèles de consommation. Et non des nutriments isolés données aux humains dans un laboratoire.

Pour cette raison, il est vraiment difficile de dire exactement quelle partie de ces régimes a empêché ou favorisé la maladie. Il existe d’autres considérations telles que les polluants, les facteurs environnementaux, l’activité physique et la consommation de sucres et de glucides raffinées qui auraient pu tous augmenter le risque de cancer. Bien entendu, aucun de ces facteurs importants n’a été pris en compte.

Miam&Fit_le-lait-et-le-cancer-prévention-ou-promotion

Il y a également d’autres problèmes concernant cette étude sur les rongueurs et la caséine.

Premièrement, ces découvertes n’ont pas été menées sur des humains. Donc, nous n’avons aucune idée de la façon dont elles se déroulent chez un adulte normal. Deuxièmement, la caséine a été isolée plutôt que d’être dans un aliment réel, tel que le lait qui contient une variété de composants nutritionnels (y compris des protéines de lactosérum) réunis.

Et, la partie la plus critiquée de l’étude a probablement été les recommandations visant à supprimer des groupes alimentaires entiers de l’alimentation des populations, y comrpis la viande et les substituts, le lait et les substituts. Elle pousse cette idée encore plus loin en déclarant que “tout apport de cholestérol supérieur à 0 mg est malsain“.

Lorsque les groupes alimentaires sont complètements éliminés sans conseils appropriés, vous risquez des carences nutritionnelles et une surconsommation d’autres aliments (comme les glucides raffinés).

Si vous deviez remplacer le yogourt grec nature pour du pop-corn de mais par exemple, je dirais que vous allez avoir des problèmes.

Je ne dis pas que nous devrions totalement ignorer cette étude. Mais, il y a beaucoup trop de signaux d’alarme pour que la science moderne la prenne au sérieux lorsqu’elle répond à des questions sur le lait et le cancer.

Pour conclure

Ainsi, le lait et le cancer sont-ils liés ? Et bien, toutes ces conclusions sont assez déroutantes. La recherche est incroyablement controversée, contradictoire et pour la plupart des cas préliminaire. Et, c’est quelque chose sur lequel nous garderons un œil (en particulier pour les plus douteux comme la prostate). Tandis que pour d’autres (comme le côlon), cela peut être protecteur.

Toutes les grandes études scientifiques menées à grande échelle cherchant à savoir si la consommation totale de produits laitiers est associée au risque de cancer sont observationnelles. Ce qui signifie qu’elles ne peuvent démontrer que des corrélations et non des liens de causalité !

Les études observationnelles peuvent fournir un excellent point de départ pour des études expérimentales visant à étudier les causes potentielles de maladies telles que le cancer. Cependant, pour ceux qui pensent qu’il serait facile de faire ces expériences pour confirmer ou non le lien réel entre les produits laitiers et le cancer, d’après vous :

Serait-il éthique de changer le régime alimentaire de quelqu’un pour voir si cela lui cause un cancer ?

Voici donc une grande limitation de la recherche sur le cancer chez l’être humain.

Devriez-vous continuer à boire du lait si vous l’appréciez ? Oui, bien sûr. A moins que votre médecin ne vous dise le contraire, les produits laitiers présentent de nombreux avantages qui l’emportent sur les petits risques potentiels incertains. Cependant, si vous n’aimez pas le lait, ne vous en faites pas. C’est n’est pas si grave ! Il y a bien sûr de nombreuses autres ressources en nutriment que le lait. Et, nous en parlerons dans un prochain épisode.

Commentez et Partagez notre article !

J’espère que cet article vous a plu et vous aidera à guérir votre relation avec votre corps et la nourriture. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez à nous laisser des commentaires. Nous serons ravis de vous entendre !

Céline Maetti

Diététicienne/Nutritionniste

Je suis moi-même passée par toutes les croyances sur notre santé (régimes, exercices intensifs,...) J'ai traversé de nombreuses étapes avant de réaliser ce qu'on nous cache réellement.
Etudiant pendant plus de 15 ans les recherches scientifiques, je souhaite partager avec le plus grand nombre ce que j'ai pu découvrir. Et c'est avec toute une équipe d'experts dans leur domaine que j'ai construit les programmes Miam&Fit. Mon objectif est d'aider les gens à retrouver la santé et à aimer leur vie !

Si vous avez aimé mon article, laissez moi un petit commentaire laughing.

Vous souhaitez en savoir plus ? Regardez notre page ici.

Bibliographie :

(1) FERLAY J. et al. “Cancer statistics for the year 2020 : an overview” – International Journal of Cancer, 2021, DOI : 10.1002/ijc.33588

(2) DUARTE-SALLES T. et al. “Dairy products and risk of hepatocellular carcinoma : the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition” – International Journal of Cancer, 2014, 135(7), pp. 1662 – 1672. DOI : 10.1002/ijc.28812

(3) LARSSON S. C. et al. “Calcium and dairy food intakes are inversely associated with colorectal cancer risk in the Cohort of Swedish Men” – The American Journal of Clinical Nutrition, 2006, 83(3), pp. 667 – 673. DOI : 10.1093/ajcn.83.3.667

(4) ZHANG X. et al. “Calcium intake and colorectal cancer risk : results from the Nurses’ Health Study and Health Professionals follow-up study” – International Journal of Cancer, 2016, 139(10), pp. 2232 – 2242. DOI : 10.1002/ijc.30293

(5) YANG B. et al. “Calcium, vitamin D, dairy products, and mortality among colorectal cancer survivors : the Cancer Prevention Study-II Nutrition Cohort” – Journal of Clinical Oncology, 2014, 32(22), pp. 2335 -2343. DOI : 10.1200/jco.2014.55.3024

(6) MURPHY N. et al. “Consumption of dairy products and colorectal cancer in the Eyropean Propective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)” – PLoS One, 2013, 8(9), p. e72715. DOI : 10.1371/journal.pone.0072715

(7) AUNE D. et al. “Dairy products and colorectal cancer risk : a systematic review and meta-analysis of cohort studies” – Annals of Oncology, 2012, 23(1), p. 37 -45. DOI : 10.1093/annonc/mdr269

(8) AUNE D. et al. “Dairy products, calcium, and prostate cancer risk : a systematic review and meta-analysis of cohort studies” – The American Journal of Clinical Nutrition, 2015, 101(1), pp. 87 -117. DOI : 10.3945/ajcn.113.067157

Bibliographie :

(9) TAT D. et al. “Milk and other dairy foods in relation to prostate cancer recurrence : data from the cancer of the prostate strategic urologic research endeavor (CaPSURE)” – Prostate, 2018, 78(1), pp. 32 -39. DOI : 10.1002/pros.23441

(10) PARODI P. W. “A role for milk proteins and their peptides in cancer prevention” – Current Pharmaceutical Design, 2007, 13(8), pp. 813 -828. DOI : 10.2174/138161207780363059

(11) PETTERSSON A. et al. “Milk and dairy consumption among men with prostate cancer and risk of metastases and prostate cancer death” – Cancer Epidemiology Biomarkers & Preview, 2012, 21(3), pp.428 – 436. DOI : 10.1158/1055-9965.EPI-11-1004

(12) TSENG M. et al. “Dairy, calcium, and vitamin D intakes and prostate cancer risk in the National Health and Nutrition Examination Epidemiologic Follow-up Study cohort” – The American Journal of Clinical Nutrition, 2005, 81(5), pp. 1147 – 1154. DOI : 10.1093/ajcn/81.5.1147

(13) BARON J. A. et al. “Risk of prostate cancer in a randomized clinical trial of calcium supplementation” – Cancer Epidemiology Biomarkers & Prevention, 2005, 14(3), pp. 586 – 589. DOI : 10.1158/1055-9965.EPI-04-0319

(14) ANSES. “Facteurs de croissance du lait et des produits laitiers: l’ANSES oublie son avis concernant leur impact sur le risque de développement de cancer” – ANSES, 2012, article internet. Consulté le 30/03/2021. https://www.anses.fr/fr/content/facteurs-de-croissance-du-lait-et-des-produits-laitiers-lanses-publie-son-avis-concernant

(15) BRINKMAN M. T. et al. “Consumption of animal products, their nutrient components and post menopausal circulation steroid hormone concentrations” – European Journal of Clinical Nutrition, 2010, 64(2), pp.176 – 183. DOI: 10.1038/ejcn.2009.129

(16) KROENKE C. H. et al. “High and Low-fat dairy intake, recurrence, and mortality after breast cancer diagnosis” – Journal of the National Cancer Institute, 2013, 105(9), pp. 616 – 623. DOI : 10.1093/jnci/djt027

(17) DONG J-Y. et al. “Dairy consumption and risk of breast cancer : a meta-analysis of prospective cohort studies” – Breast Cancer Research and Treatment, 2011, 127(1), pp. 23 – 31. DOI : 10.1007/s10549-011-1467-5

Bibliographie :

(18) ZANG J. et al. “The association between dairy intake and breast cancer in Western and Asian populations : a systematic review and meta-analysis” – Journal of Breast Cancer, 2015, 18(4), pp. 313 – 322. DOI : 10.4048/jbc.2015.18.4.313

(19) XIE S. P. et al. “Vitamin D analogues suppress IGF-1 signalling and promote apoptosis in breast cancer cells” – European Journal of Cancer, 1999, 35(12), pp. 1717 – 1723. DOI : 10.1016/s0959-8049(99)00200-1

(20) YANG Y. et al. “Dairy product, calcium intake and lung cancer risk : a systematic review with meta-analysis” – Scientific Reports, 2016, 6, pp. 20624. DOI : 10.1038/srep20624

(21) GENKINGER J. M. et al.”Dairy products and pancreatic cancer risk : a pooled analysis of 14 cohort studies” – Annals of Oncology, 2014, 25(6), pp. 1106 – 1115. DOI : 10.1093/annonc/mdu019

(22) HOSNIJEH F. S. et al. “Dietary intakes and risk of lymphoid and myeloid leukemia in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)” – Nutrition Cancer, 2014, 66(1), pp. 14 – 28. DOI : 10.1080/01635581.2014.84747

(23) POLESEL J. et al. “Consumption of fruit, vegetables, and other food groups and the risk of nasopharyngeal carcinoma” – Cancer Causes & Control, 2013, 24(6), pp. 1157 – 1165. DOI : 10.1007/s10552-013-0195-z

(24) GUO Y. et al. “Dairy consumption and gastric cancer risk : a meta-analysis of epidemiological studies” – Nutrition and  Cancer, 2015, 67(4), pp. 555 – 568. DOI : 10.1080/01635581.2015.1019634

(25) Wikipedia. “The China Study” – Wikipedia, 2021, article internet. Consulté le 31/03/2021. https://en.wikipedia.org/wiki/The_China_Study

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Inscrivez-vous à ma newsletter !

Des conseils exclusifs sur l'alimentation intuitive, la liberté alimentaire et l'acceptation corporelle livrés directement dans votre boîte mail !

Recevez gratuitement nos 5 plans de nutrition ainsi que nos recettes, vidéos et nouveaux articles en matière de bonne santé...

Nous respectons votre vie privée. Toutes vos informations sont 100% sécurisées et ne seront jamais communiquer.

Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

VOIR D’AUTRES POSTS

Que faire lorsque vous avez perdu vos périodes ?

Que faire lorsque vous avez perdu vos périodes ?

06.09.2021La menstruation ou la période de règles est un cycle qui dure généralement entre 28 à 30 jours (1). Au cours d'un cycle menstruel normal, vos hormones fonctionnent 24 heures sur 24. La gonadolibérine (GnRH) est libérée par l'hypothalamus (une glande du...

CONNEXION

Des articles sur votre être-bien livré directement dans votre boite de réception.

Pin It on Pinterest

Share This